Comprendre · difficulté

Les niveaux de difficulté

Une grille avec vingt-huit chiffres donnés peut être plus facile qu’une grille à trente-quatre. La difficulté ne se mesure pas au remplissage de départ.

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L’idée fausse du nombre d’indices

On lit partout qu’une grille est d’autant plus difficile qu’elle contient peu de chiffres au départ. C’est vrai en tendance générale et faux au cas par cas. Une grille à trente indices mal répartis, tous concentrés dans deux carrés, sera plus dure qu’une grille à vingt-six indices bien distribués.

Ce qui compte n’est pas la quantité mais la position et surtout les techniques que la grille impose pour être résolue.

La vraie mesure : les techniques nécessaires

Une grille se classe selon la technique la plus avancée qu’il faut employer pour la terminer. C’est ce critère qu’utilisent les générateurs sérieux, le nôtre compris.

  • Facile : le balayage et les singletons cachés suffisent. Aucune annotation nécessaire.
  • Moyen : il faut noter des candidats et utiliser les singletons nus ainsi que les paires.
  • Difficile : les intersections carré-ligne deviennent indispensables, parfois un X-Wing.
  • Expert ou diabolique : X-Wing, XY-Wing et chaînes sont requis, avec une annotation complète et rigoureuse.

Les techniques de chaque palier sont expliquées sur nos pages techniques de base et techniques avancées.

Le minimum théorique d’indices

Une question classique : combien faut-il de chiffres au minimum pour qu’une grille n’admette qu’une seule solution ? La réponse est établie depuis les travaux informatiques menés au début des années 2010 : il en faut au moins dix-sept. Aucune grille valide à seize indices n’existe et cela a été démontré par recherche exhaustive.

Les grilles à dix-sept indices existent bel et bien mais restent rares et extrêmement difficiles. Les grilles publiées se situent en pratique entre vingt-deux et trente-deux indices. Notre page les mathématiques du Sudoku revient sur ces résultats.

Pourquoi les niveaux varient d’un site à l’autre

Il n’existe aucune norme officielle. Le difficile d’un journal peut correspondre au moyen d’un autre, parce que chacun calibre selon son public. Ne vous fiez donc pas au nom du niveau mais à votre expérience réelle : si vous terminez une grille sans blocage, montez d’un cran.

Choisir son niveau

Le bon niveau est celui où vous bloquez une ou deux fois par grille, sans jamais être obligé d’abandonner. Trop facile, la grille se remplit machinalement et n’apprend rien. Trop difficile, elle exige des techniques que vous n’avez pas encore et produit surtout de la frustration.

Progressez par palier, en restant sur un niveau jusqu’à le résoudre régulièrement sans annotation excessive. Générez vos grilles sur sudoku facile ou sudoku difficile selon votre étape.

Le temps n’est pas un bon indicateur

Chronométrer donne une fausse mesure du niveau : on peut résoudre vite une grille facile et lentement une grille moyenne un soir de fatigue. Un meilleur indicateur est le nombre de fois où vous restez bloqué plus de deux minutes. Zéro blocage signifie qu’il est temps de monter.

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